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lundi 30 mai 2011

Projets de développement à Shelilanyili

Lorsque j'ai quitté Tamale pour me rendre à Shelilanyili, les deux heures de transport dans une route très difficile m'ont d'abord fait croire je j'allais passer une semaine au milieu de rien, dans un endroit ou peu de gens entrent ou ne sortent de la communauté. Je me suis cependant trompé, car deux fois par jour un autobus arrive de Tamale et repart pour Tamale.Il n'y a pas que les autobus qui se sont rendus dans ce village, mais aussi de nombreux "projets de développement". Je vais décrire ici quelques-uns.

Premièrement il y a les forages. Au total, il y en a trois dans la communauté et ils sont tous munis d'une pompe. À mon arrivée, ils étaient tous fonctionnels. Pendant mon séjour ils ont retiré le manche de l'une des pompes car elle fonctionnait moins bien que les autres. J'ai oublié le nom de l'ONG qui a fournit les puits. Cette même ONG est passée deux semaines avant mon séjour pour sensibiliser la communauté au fait que ce n'est pas hygiénique de faire boire les animaux au puits qui ont cependant des montages prévus pour fournir de l'eau aux animaux. Les troupeaux doivent maintenant faire plus de 30km par jour pour accéder à de l'eau. Je reparlerai plus en détails de ce problème dans un autre "post".


 
Deuxièmement, il y a l'école J.H.S. (Junior High School) qui est supportée par le Northern Region Poverty Reduction Program. J'ai eu la chance de passer une journée dans la classe de 2e. Dans cette école il y a 3 classes pour les 3 niveaux du J.H.S. La classe peut accueillir 16 élèves, mais lorsque j'y suis allé il n'y en avait que 11 de présents. Les professeurs croient que les autres devaient être resté à la maison pour travailler au champ, puisque c'est actuellement le temps de planter les semences. Chaque élève a son pupitre et les classes possèdent de grands tableaux noirs pour la craie. Les heures de cours sont de 8h00 à 14h00 (3 cours différents). Au retour de la première pause, des élèves recevaient des coup de bâtons sur les mains (les professeurs les "fouettaient" vraiment fort!). J'ai demandé pourquoi ils recevaient cette punition et ils m'ont répondus que c'est parce qu'ils étaient revenus en retard de la pause. Étant moi-même revenu en retard, j'ai posé la question à savoir si j'allais me faire frapper en rigolant, et heureusement j'ai été épargné! Il y a aussi une école primaire (6 niveaux). Tous les professeurs sont très jeunes.

La communauté a aussi eu un partenariat avec l'OIC pour le Grain Storage and Marketing Improvement Program. Un grand bâtiment a été construit pour que les membres du village puisse entreposer leurs récoltes sur de longues périodes, que ce soit pour la vente ou la consommation. Chaque maison possède aussi quelques greniers personnels.

Le Canada aussi est de la partie! Via le projet Community tree seedling nursery, EPA/CIDA/GEMP ont lancé la plantation de différentes espèces afin de reboiser l'environnement entourant la communauté. Un comité de gestion a été mis sur pied dans la communauté pour gérer cette plantation.




D'autres projets ont aussi eu lieu dans la communauté. Ce n'est donc pas surprenant que je me sois fait demandé à plusieurs reprises ce que j'allais faire pour aider la communauté...


Sheanut: petit mot, long procédé...

La semaine dernière, je suis allé vivre avec la communauté de Shelilanyili. Pendant 7 jours, j'ai tenté d'en apprendre le plus possible sur l'agriculture et les relations entre les différents membres du village. J'en ai aussi profité pour observer les différentes activités présentes, dont la fabrication d'huile à partir des sheanuts (noix de karité). Effectué par les femmes, c'est un processus très long et difficile.

La première étape consiste à cueillir le fruit. Les enfants se font un plaisir de monter très haut dans les arbres pour agiter les branches et en faire tomber les fruits. Si les fruits sont frais, les gens vont les manger, autrement il vont seulement en retirer le noyau. C'est un fruit qui est très bon au goût. Plusieurs femmes vont acheter les noix pour sauter l'étape de la cueillette.

Les noix sont ensuite bouillies pour en extraire un liquide semblable à du lait. Par la suite, les noix sont étendues au soleil pour être séchées, puis elle sont fracassées en petits morceaux.Le tout est ensuite placé sur le feu afin d'assécher au maximum le mélange. La prochaine étape ne se fait pas dans la communauté. Le mélange est envoyé dans le village voisin pour être transformé à l'aide d'une machine en un genre de beure foncé. Ce beure est ensuite mélangé à de l'eau bouillante, ce qui change la couleur et la texture. Finalement, le tout est placé sur le feu pendant environ deux heures, ce qui produira l'huile.
 



 

Du Burkina au Ghana

"...j'ai le regret de vous informer que vos placements au Burkina Faso sont tous annulés pour cette année..." À quelques jours de la semaine de formation à Toronto précédant le départ pour l'Afrique, c'est la nouvelle que l'équipe ERA de JFs du Burkina Faso a reçue. Heureusement, grâce aux efforts combinés des équipes du Burkina, du Malawi et du Ghana, une personne a été replacée au Malawi et trois autres au Ghana (dont moi!).

Je vais travailler dans la région du Nord autour de la ville de Tamale. Je joindrai dans les prochains jours l'équipe "Outreach" du projet ADVANCE qui est un projet géré par ACDI/VOCA et financé par USAID. Pour l'instant, mon travaille devrait être axé sur l'implication des radios dans le milieu agricole. Des émissions de radios destinées aux agriculteurs pourraient permettre de fournir des informations sur les bonnes pratiques agricoles en plus de fournir les tendances des prix du marché, ce qui aiderait les fermiers à obtenir un prix juste pour ce qu'ils vendent.